Watchman Nee

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À l’arrivée des communistes au pouvoir, Watchman Nee, conduit par sa foi et sa volonté de poursuivre son œuvre d’évangélisation, préféra rester en Chine alors qu’il savait les risques qu’il encourait, mais il était prêt à tout sacrifier pour Dieu.

L’œuvre de Watchman Nee

Watchman Nee n’a suivi les cours d’aucun institut théologique ou biblique. La profondeur et l’étendue de ses connaissances sur la vie de l’Esprit, l’Église, le plan de Dieu pour les hommes provenaient essentiellement de la lecture de la Bible et de livres d’édification. Au début de son ministère, il consacra le tiers de ses économies à l’achat de livres d’étude de la Bible et d’édification chrétienne ; il acquit ainsi une collection de plus de trois mille des meilleurs livres chrétiens, incluant presque tous les auteurs chrétiens classiques. Il avait aussi une capacité phénoménale de compréhension, de discernement et de synthèse, aidée par une grande mémoire.

Il a été très influencé par certains auteurs, notamment Madame Guyon (dont il traduisit en chinois le petit texte sur la prière) et John Bunyan pour ce qui touche à la vie chrétienne et John Nelson Darby pour l’interprétation de la Bible et la vie chrétienne.

Il est connu pour être le fondateur, avec d’autres évangélistes et chrétiens chinois, du mouvement des « Églises locales » fondé sur sa conviction profonde qu’il ne fallait pas diviser le Corps du Christ sur terre et qu’il ne devait donc y avoir qu’une seule église chrétienne par ville ou village.

Il a aussi été un auteur prolifique. Il a en effet écrit de très nombreux traités évangéliques, des cantiques, des études sur certains livres de la Bible et de nombreux articles qui paraissaient dans des journaux chrétiens comme Revival, The Présent Testimony, The Christian, etc ; ces écrits vont du simple tract d’évangélisation à l’étude doctrinale en passant par les études bibliques et d’édification.
En 1928, alors qu’il était installé à Shanghai, il fonda une maison d’édition, The Gospel Book Room, afin de publier lui-même toute la littérature chrétienne nécessaire à son œuvre d’évangélisation, aussi bien ses propres écrits que des traductions en chinois d’auteurs anglo-saxons42. Il avait d’ailleurs manifesté très tôt son intérêt pour l’édition puisqu’en 1923, alors qu’il n’avait que vingt ans, il avait déjà lancé la revue Revival qu’il éditait occasionnellement ; elle avait un réel succès puisqu’elle était lue jusqu’à Shanghai.


L'autorité spirituelle - Watchman Nee

La Vie chrétienne normale - Watchman Nee

 

 

Vie de vainqueur - Watchman Nee

Le Ministère de prière de l'église - Watchman Nee

 

 


Dans son œuvre, Watchman Nee a abordé les thèmes les plus divers mais l’essentiel porte sur la vie du chrétien, la vie de l’Église et la relation entre le chrétien et l’Église ; il a en effet été obsédé pendant toute sa vie par l’unité de l’église et il ne comprenait ni ne supportait la séparation des chrétiens entre différentes dénominations43. Watchman Nee s’est aussi beaucoup intéressé à la « fin des temps », à la parousie et aux différentes visions de l’enlèvement de l’Église par le Christ. Dans ses derniers écrits, il s’est principalement concentré sur l’Église, corps du Christ (Épître aux Éphésiens. 4:23).

Grâce à ses écrits, l’influence théologique de Watchman Nee a dépassé les frontières de la Chine et atteint les chrétiens du monde entier.

Sa conversion grâce au témoignage de sa mère

Watchman Nee, de son vrai nom Nee Shu-Tsu, est né dans une famille originaire de la ville de Fou-Tcheou (Fúzhōu), la capitale de la province du Foukien (Fújiàn).

En février 1920, Dora Yu (Yu Tzu-tu), une évangéliste alors célèbre en Chine, fut invitée à venir à Fou-Tchéou pour prêcher l’Evangile dans l’Église de la Paix Céleste. Sa prédication était si convaincante et remplie de puissance qu’après chaque réunion de nombreuses personnes se convertissaient. Comme la mère de Nee Shu-tsu avait connu Dora Yu alors qu’elle était étudiante à Shanghai, elle invita chez elle l’évangéliste et lui promit d’aller l’entendre avec ses amies. Elle s’y rendit une première fois par politesse elle mais s’y ennuya beaucoup, ayant entendu déjà tout cela depuis son enfance.

Elle continua donc de jouer au mah-jong avec ses amies les autres jours mais, les paroles de Dora Yu ayant fait leur chemin dans son cœur, elle comprit qu’une chrétienne ne pouvait s’adonner à la passion du jeu et, le troisième jour, elle ne put poursuivre la partie et déclara à ses amies qu’elle ne jouerait plus. Ayant été renouvelée dans sa foi, elle retourna alors aux réunions de Dora Yu auxquelles elle participa activement en interprétant les sermons dans le dialecte local.

Lin Huo-ping proposa alors à son fils d’aller assister au moins à une réunion, mais il refusa car sa mère l’avait sévèrement puni quelques jours auparavant pour avoir brisé un vase précieux, alors qu’il n’y était pour rien, et bien qu’il n’ait pas protesté, il n’avait pas admis cette injustice. Elle comprit la raison de ce refus, mais elle ne pouvait accepter de confesser son erreur à son fils aîné, un tel comportement étant totalement impossible alors en Chine. Le lendemain, alors qu’elle commençait à chanter un cantique, elle ne put aller plus loin, comprenant qu’elle était en faute. Elle se retourna alors brusquement vers son fils et l’enlaça en lui disant « Je reconnais que je t’ai puni injustement ; s’il te plaît, pardonne moi ». Watchman Nee fut profondément bouleversé par la confession de sa mère, jamais un parent en Chine n’ayant accepté de perdre ainsi la face devant un enfant. Il comprit que si sa mère avait été si profondément transformée par les paroles de Dora Yu c’est que très certainement il devait émaner quelque chose de particulier de sa prédication.

Il alla donc dès le lendemain assister à une réunion et ce qu’il entendit le plongea dans un profond combat intérieur pendant plusieurs jours. Il comprit en effet aussitôt que Dieu ne voulait pas seulement le sauver mais qu’il lui demandait aussi de Le servir, ce qu’il ne pouvait accepter. Il avait en effet de grandes ambitions qu’il ne voulait sacrifier tout d’un coup.

Dans la soirée du 29 avril 1920, alors qu’il était seul dans sa chambre et toujours assailli par le doute, sa première tentation fut de renoncer à croire en Jésus et à devenir chrétien, mais, d’un autre côté, il lui était difficile de renoncer au salut. Il se mit à genoux mais aucun mot ne lui venait à l’esprit pour prier. C’est alors que soudainement, il vit tous ses péchés et que, pour la première fois, il comprit qu’il était pécheur. Il eut également une vision du Christ en croix qui l’accueillait en lui disant : « Je suis là qui t’attends ». Submergé par tant d’amour, il ne put le rejeter et il décida de croire en Lui comme Sauveur et Seigneur. Comme il le dit lui-même, « Alors que d’habitude je riais de ceux qui croyaient au Seigneur, ce soir- là je ne pus rire ».

Références:

 

Wikipédia

Biographie

Église de maison