Les femmes ont une place important dans l’église ! Dieu peut encore agir aujourd’hui ! Il peut nous utiliser, nous, avec nos forces et nos faiblesses, pour que des choses changent dans ce monde. Le croyez-vous ?

À la lumière de la parabole du levain, Mary Cotes montre ce qui se produit quand les femmes se mettent à l’oeuvre pour le Royaume des cieux… Il y a d’abord les histoires de toutes ces femmes dans l’Évangile de Matthieu qui ont été changées par l’action de Dieu, et qui souvent ont fait changer le monde autour d’elles. Leur parcours ne fait pas toujours l’objet d’un long développement, leur réputation à l’époque n’était peut-être pas exemplaire, mais c’est à travers elles que Dieu a agi.

Dans l’histoire du christianisme il y a aussi toutes ces femmes qui, à travers leurs forces et leurs faiblesses, ont fait face aux injustices de la société pour faire avancer le Royaume de Dieu. Certaines sont assez connues, comme Amy Carmichael, d’autres le sont moins comme Sojourner Truth, Alice Domon, Sophie Scholl et d’autres encore. Mais toutes nous invitent à nous mettre à l’oeuvre à notre tour et se font l’écho de l’auteur de ce livre :

 » Je prie qu’entre les mains de Dieu, ce livre offre à mes lectrices et lecteurs une image du levain à l’oeuvre dans toute la pâte du monde et qu’il serve à exhorter et à encourager d’autres soeurs et frères à persévérer sur les chemins du Royaume. Notre époque a besoin d’entendre la bonne nouvelle de l’Évangile et de redécouvrir l’espoir que le Dieu d’amour nous donne.  »
Mary Cotes

Pasteur baptiste pendant de longues années après avoir fait des études de français et de théologie, Mary Cotes a exercé un ministère pastoral dans de nombreux contextes y compris l’aumônerie d’un centre social et celle d’un hôpital psychiatrique. Elle a enseigné dans une faculté de théologie et participé comme intervenante à la radio nationale britannique. Elle a ensuite travaillé en tant que responsable régionale dans le milieu oecuménique. Ayant pris sa retraite, elle consacre son temps à écrire, et à exercer un ministère d’enseignement itinérant. Musicienne diplômée, elle donne également des cours de piano. Avec son mari, elle habite Milton Keynes en Angleterre.

Table des matières :

  1. Le Royaume sans limite
    La portée du Royaume de Dieu
  2. Le Royaume à découvrir
    Cachées dans l’histoire : les femmes de la généalogie de Jésus (Matthieu 1.1-17)
  3. Le Royaume au service des autres
    La belle-mère de Pierre (Matthieu 8.14-15)
  4. Le Royaume de l’amour sans crainte
    La femme hémorragique (Matthieu 9.20-22)
  5. Le Royaume fidèle et persévérant
    La persévérance de la femme cananéenne (Matthieu 15.21-28)
  6. Le Royaume puissant
    La femme qui oint la tête de Jésus (Matthieu 26.6-13)
  7. Le Royaume qui transforme
    La mère de Jacques et Jean (Matthieu 20.20-28-56)
  8. Le Royaume promis
    Les deux femmes devant le tombeau vide (Matthieu 27.59-61-10)
  • Conclusion : Le levain dans nos vies
  • Pour aller plus loin

Introduction. Le Royaume à l’image du levain

Enfouies dans les profondeurs du treizième chapitre de l’Évangile de Matthieu, après la parabole bien connue du semeur et celle du bon grain et de l’ivraie, on trouve plusieurs petites paraboles, si courtes que si on n’y prend pas garde, on peut facilement passer à côté. Ma préférée, celle qui me parle et me touche le plus, c’est celle du levain.

« Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu’une femme prend et enfouit dans trois mesures de farine, si bien que toute la masse lève » (Matthieu 13.33).

Au temps de Jésus, le travail qu’accomplissaient les femmes était en grande partie invisible et largement sous-estimé. Ce qu’on considérait comme le vrai travail, c’était de gérer des affaires, de fabriquer des outils, de diriger ou de construire. Ce genre d’activité se déroulait dans la sphère publique, là où les femmes de l’époque n’avaient pas leur place.

Dans la pensée du monde antique, les femmes appartenaient à la sphère strictement privée, et l’image de la femme parfaite était celle qui restait au sein du foyer. À la maison, les femmes avaient beaucoup à faire. Selon la Mishna, recueil des Quand les femmes se mettent à l’œuvre lois orales juives rédigé au début du iiie siècle, la femme était tenue d’accomplir sept tâches pour son mari : faire la lessive, préparer les repas, nourrir les enfants, faire les lits, filer la laine, moudre le grain pour avoir de la farine et bien sûr, préparer le pain. Les femmes avaient donc bien du travail, mais leur occupation n’était ni reconnue ni vraiment valorisée.

Alors qu’on définissait souvent les hommes par ce qu’ils faisaient ou par leur métier – on sait par exemple que Joseph était charpentier; Matthieu, collecteur d’impôts; Simon, pêcheur – la plupart du temps, les femmes n’étaient pas définies par leurs activités, mais par leurs liens de famille ou d’après l’endroit d’où elles venaient. Ainsi, le texte biblique nous parle de Marie, mère de Jacques et Joseph, et de Marie, originaire de Magdala.

Dès lors, cette parabole se distingue déjà par le fait que Jésus regarde la vie quotidienne des femmes tout à fait ordinaires et s’y réfère. Et il voit, dans la maîtrise d’une femme à préparer le pain, une image puissante du Royaume de Dieu.