Les oiseaux migrateurs, Une traversée de la maladie de Parkinson

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Les oiseaux migrateurs, Une traversée de la maladie de Parkinson

Ce témoignage raconte comment Virginie Gutknecht traverse et tente d’apprivoiser la maladie de Parkinson dont elle est atteinte depuis 9 ans, et qui bouleverse sa vie et celle de sa famille. Elle-même médecin, elle s’est battue pour ne pas anticiper l’évolution de la maladie mais pour vivre l’instant présent et ne pas s’identifier à tel ou tel autre patient gravement atteint qu’elle côtoyait. Attentive aux autres, elle n’a de cesse de ménager son entourage malgré les nombreuses difficultés qu’elle rencontre.

Chrétienne engagée, l’auteure témoigne aussi de la manière dont Dieu l’a accompagnée durant ces longues et douloureuses années et comment il la soutient toujours aujourd’hui. Le lecteur comprendra mieux les arcanes de cette maladie dégénérative. Qu’il soit lui-même souffrant ou qu’il côtoie une personne malade, il pourra ainsi affronter cette épreuve avec davantage de sérénité.

Virginie Gutknecht est spécialisée en pédiatrie préventive et formée au soin du handicap psychique de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte. Elle est maman de 6 enfants.

Introduction

Alors que nous marchons tranquillement, mon gendre et moi, nous entendons un grand raffut qui rompt le calme de la campagne bourbonnaise. C’est un vol d’oies sauvages qui traverse le ciel. Ces oiseaux forcent notre admiration ; nous nous demandons combien de centaines ou de milliers de kilomètres ils devront parcourir pour atteindre leur but. Ces oiseaux migrateurs entreprennent ce vol épuisant pour le plus noble des motifs : mettre au monde leur progéniture dans des conditions climatiques favorables. Ces oies inscrivent dans le ciel le V de la vie et de la victoire.

C’est en considérant le vol de ces oiseaux migrateurs que j’ai compris que leur Créateur était aussi le mien et qu’il m’invitait à rallier son vol pour atteindre de doux climats et échapper au
froid de l’hiver qui arrive. Ce vol n’est certainement pas facile, mais celui qui en prend la tête a toute capacité pour nous conduire au port. Il nous invite à participer à ce voyage : l’envol de la foi.

C’est l’automne, un automne qui fait se succéder soleil et pluie sans que l’on sache le prévoir. Beaux ou mauvais jours, nous les acceptons tels qu’ils se présentent. C’est à cet automne déconcertant que ressemble ma vie frappée par la maladie : je connais des hauts et des bas, mais je vis dans l’espérance que l’Éternel – mon Créateur et mon guide – aura le dernier mot.

Les propos de ce livre ne concernent pas seulement les malades parkinsoniens mais aussi tous ceux qui sont confrontés à une maladie chronique évolutive. J’espère que certains y trouveront
une aide pour recouvrer le courage de prendre leur envol, les yeux fixés sur celui qui en est la tête et avec lequel nous atteindrons le but du voyage.